Les promesses et prévisions de performance des ordinateurs quantiques sont plus que jamais en passe de se réaliser. Certains experts prédisent même que les ordinateurs quantiques seront en mesure de casser certaines méthodes de chiffrement couramment utilisées à l’heure actuelle. C’est dans cette dynamique que les spécialités de l’OTAN ont testé des solutions post-quantiques pour se préparer à d’éventuelles attaques futures.

Les VPN ou réseau privé virtuels sont des technologies utilisées pour sécuriser les communications, en garantissant que seul le destinataire légitime d’une communication peut lire les données transmises. Cette technologie est d’un grand intérêt pour les attaquants, car elle ouvre un champ de possibilité énorme dans les cyberattaques.
Le British National Cyber Security Center (NCSC) a réalisé des tests concluants de communications sécurisées dans un environnement post-quantique, en utilisant un VPN conçu et construit par Post-Quantum, un spécialiste britannique de la cybersécurité quantique. Il s’agit d’une avancée majeure dans la sécurisation des communications à l’ère de l’informatique, ou les ordinateurs deviendront très largement plus puissants que ceux de l’ère actuelle.
Démarrés au cours de l’année 2021, il aura fallu plus d’une année pour terminer les tests de cette nouvelle technologie, dans un contexte de développement et vulgarisation très rapide de l’informatique quantique. En effet, de plus en plus d’ordinateurs quantiques sont accessibles au public, ce qui laisse planer la possibilité d’utiliser leurs capacités gigantesques pour développer et réaliser des attaques d’un nouvel ordre et plus dévastatrices. La plupart des mécanismes de sécurité mis en œuvre reposent sur des algorithmes de chiffrement considérés comme sûrs à l’actuelle, mais qui pourraient être très vite cassés par les ordinateurs quantiques.
Selon Post-Quantum, la technologie développée est un mélange d’algorithmes de chiffrement post-quantiques et classiques, afin d’assurer que les données transitant via le VPN ne peuvent être lues que par le destinataire prévu. Cette technologie a été déjà été proposée à l’Internet Engineering Taskforce (IETF), afin que des travaux de normalisation ouverte soient menée. Elle pourrait ouvrait une nouvelle ère dans la sécurisation des communications.
Cependant, le basculement total vers les technologies de sécurité quantique n’est pas prévu pour un avenir très proche. Il est donc indispensable de combiner des algorithmes de pointe avec un chiffrement classique pour assurer l’interopérabilité à l’avenir.
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